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C'est vendredi, il est 4 heures de l'après-midi et c'est la
fin d'une longue et épuisante journée.


Tous les bagages sont prêts lorsque j'entre chez moi après 1/2 heure de route.

 

Cette semaine fut l'une des plus stressante.  Je dors presque dans le camion mais ma moitié voit à ce que cela ne se produise pas… une voix de ténor me fait sursauter "tu ne vas pas t'endormir" un petit coup de coude par-ci, par-là, ou bien un énorme trou et là,   je me tape la tête au plafond du
camion… Je suis réveillée !  Je ne m'endormais pas du tout.
 
 

Que je me sens relaxe tout à coup.  Il y a du bois partout…en avant, en arrière, dans les côtés.  C'est une sorte de boîte où je suis enfermée.  Et quel calme !  On s'entendrait respirer s'il n'y avait pas le moteur du camion.

 

Une heure et demie et parfois deux,
tout dépendant de la route et nous voilà arrivés.

 

Tout engourdie, je dois avec l'aide de mon conjoint défaire les bagages.  Cela se passe très bien et très vite car c'est presque devenu un rituel pour nous d'aller faire le tour du lac en véhicule tout terrain avant la tombée de la nuit.

Tôt le matin, j'entends dehors les goélands, les corneilles, les écureuils qui crient à qui mieux mieux.

Quelle douce musique !

Mais hélas !  Un vrombissement de 4 roues et un autre ainsi qu'un bruit de moteur de " delco " viennent enlever le charme paisible auquel j'ai eu droit pendant quelques heures.

  


C'est la vie dans les bois
Promenons-nous dans les bois tandis que
 les ours n'y sont pas !

 

Car des ours il y en a, et beaucoup. Mais ils ne sont pas dangereux vu qu'ils sont noirs, ce sont les bruns qui le sont…C'est ce que mon Daniel Boone me dit et j'essaie de le croire sans trop y croire, car j'en ai une peur bleue (des ours).

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On est en août et la récolte des bleuets commence !

 

Un acheteur s'est installé pas très loin de notre camp et tout autour de lui s'installent des ramasseurs.

Cela devient un véritable petit village. Tout en nous promenant, nous pouvons apercevoir une roulotte près d'un petit ruisseau, une autre dans un petit coin isolé et ce, toujours aux alentours de notre vedette de ce temps-ci "l'acheteur de bleuets".

 

Je fais rire mon chum lorsque je lui dis que cela me fait penser à des Gitans. C 'est sûr qu'avec mon imagination les "mascos" sont des "palmiers" et deux lacs tout près l'un de l'autre sont des "lagons bleus" alors que ma cabane à "Wapish" en est une de rêve entourée comme elle est, de palmiers, de deux lagons bleus...


Mais veut, veut pas lorsque tu aimes quelque chose, tu la vois différemment et c'est pour tout, tant dans les bois que dans la vie et c'est très bien ainsi.

 

Comment fait-on pour ramasser des bleuets ?
Cela semble si facile...

Eh bien non ! Pas facile de se lever très tôt le matin pour chercher cet or bleu. D'être penchée à demie à travers les arbres tombés, les souches, les moustiques de tout acabit
(il ne faut surtout pas parler car ils s'engouffrent et ce n'est pas très agréable ni délicieux non plus...) sans parler des nids de guêpes (les noires piquent plus que les jaunes) et la chaleur intense qui perdure et enfin le risque de se retrouver face à un ours.

 

Tu ramasses et tout en marchant, tu entends de l'autre côté du feuillage quelqu'un qui tape lui aussi, et croyant que c'est ton petit copain, tu te rends compte à la sortie du boisé que ce n'était pas lui mais plutôt une majestueuse grosse boule noire, et là je peux te dire que tu ne te poses même pas la question de savoir qui est le plus peureux.


 

C'est ça la vie dans les bois, et ceci n'est qu'un très minime aperçu de ce que l'on y vit et lorsqu'on revient chez nous, nous disons que nous revenons à la "civilisation" ce qui exprime bien cette autre façon de vivre un peu primitive et combien merveilleuse. 

 

Auteur : © Nicky, Alma, Québec, Canada  

  

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